Les hommes parlent peu de sexe et de santé

Connaître l'anamnèse de la famille, c’est-à-dire l’histoire de l’état de santé de notre famille – à quels risques héréditaires nos gênes nous exposent – est fondamental pour prévenir au mieux les problèmes de santé possibles au cours de la vie. Mais il s'agit de sujets que les hommes tendent à éviter, en particulier vis-à-vis de la santé sexuelle. C'est ce que révèle un sondage réalisé en Amérique par le réseau d’hôpitaux et de structures sanitaires Orlando Health, selon lequel quatre hommes sur cinq n'auraient jamais parlé de sexualité et de santé avec leurs parents.

La situation pour le genre féminin est totalement différente : parmi les moins de 35 ans, les jeunes femmes ont 90 % de probabilité en plus par rapport aux jeunes hommes du même âge d'avoir parlé avec la famille de questions de santé, non seulement en ce qui concerne la sphère sexuelle, mais aussi les maladies avec une familiarité génétique élevée comme les tumeurs ou les troubles psychiatriques. Pourtant, il serait fondamental pour les jeunes hommes aussi de connaître l’histoire de santé de leur famille, car cela permettrait d’identifier de manière précoce les symptômes d’un trouble possible, et de débuter ainsi à temps les thérapies nécessaires. Le message s'adresse donc aux pères et grands-pères : parlez au plus tôt de ces thèmes avec vos fils et petits-fils.

« Les membres les plus jeunes de la famille pourraient ne pas comprendre tout le suite les bénéfices de ce dialogue – assure Jamin Brahmbhatt, co-directeur de la Personalized Urology & Robotics Clinic de Clermont, en Floride – mais avec le temps ils apprécieront le fait que vous ayez voulu entreprendre cette conversation avec eux lorsqu’ils étaient jeunes ».

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